Attendre patiemment que l’amour revienne. Que l’ennui resurgisse, pressant, alors que l’horloge arrête de battre le temps en longueur. Aimer avec vertu, dans une rapidité en stop-motion puisqu’il me semble que tout s’étire trop longtemps.
Ce temps où il est ailleurs et que l’espace est encore une fois trop vaste.
Le cœur bat, le rouge monte aux joues. La pression de la minute qui s’écoule et l’angoisse de ce qu’on a perdu, de ce qu’on perd et sûrement, oui sûrement, de ce qu’on perdra. Vouer une haine à la limite de l’autre alors que moi, je veux m’enliser profondément en lui et ne plus jamais en ressortir.
Ce temps où il est ailleurs et que l’espace est encore une fois trop vaste.
Le corps s’arrête, espère que les aiguilles reprennent un rythme en cadence. Tout ce qui est autour se meut dans une lenteur insoutenable. Et le bruit en trop devient agaçant; et les voix des autres sont des cordes stridentes du violon; et l’ouïe semble vouloir qu’une chose, un son précis à mes oreilles. Un son en murmure qui exprime la plus violente sensualité.
Ce temps où il est ailleurs et que l’espace est encore une fois trop vaste.
L’angoisse meurt, telle une lance qui transperce la chair. Ses mains me touchent, apaisent la brûlure du silence cacophonique. Ses lèvres éteignent la fièvre de la solitude et proposent une vie de promesses; des attentes douloureuses dont on ne peut se séparer. Les heures s’écoulent avec une rapidité que l’on ne peut retenir et encore une fois, je me retrouve là, à attendre patiemment que l’amour revienne.
Que l’ennui resurgisse, pressant alors que l’horloge arrête de battre le temps en longueur.
Ce temps où il est ailleurs et que l’espace est encore une fois trop vaste.
Eh bien, suite à une pause de trois mois et quelques poussières, l'envie d'écrire me prend à nouveau. Je n'arrivais pas vraiment à abandonner l'idée du blog, ni de lui faire subir une RAZ (terme geekien, ne vous en faites pas) complète... alors je l'ai laissé en plan, à se débrouiller tout seul.
Et j'ai été surprise de constater quelques nouvelles visites malgré son sommeil partiel.
Bref, voilà un an (déjà!) je vous avais parlé d'Halloween, et combien j'aimais cette fête. Mercredi, ce sera le retour de Jack O' Lantern.
Cette année, je me déguise et je fais peur aux enfants.
Ça fait un moment que j'y pense, mais le fait d'habiter un appartement ne me le permettais pas. Les blocs d'habitation, c'est la mort pour la distribution de bonbons. Alors voilà, maintenant, je suis dans les sapins verts et j'ai un balcon à décorer.
Une décoration d'Halloween efficace est assez simple en fait. Il faut:
1) Des lumières oranges. 2) De la fausse toile d'araignée qui rend bien vénère à installer. 3) Une citrouille (ou deux.. ou trois.)
Ça, c'est ma recette parfaite de la pure déco hallouwouinesque.
Cette année, je rêvais de pouvoir vider la citrouille en question, et de me plonger les mains dans la chair visqueuse orangée. Aussi, je voulais enfin essayer de cuisiner des petits gâteaux à la citrouille, chose que je n'ai jamais mangé de ma vie.. Mais, la vie est injuste.
Je ne sais pas qui a déclaré que les épiceries cessaient de vendre des citrouilles deux jours avant la fête en question.
Car je vais vous dire...
C'est complètement DÉBILE!
L'achat de citrouilles devrait être permise jusqu'au premier novembre! Okay, ouais, je veux bien... Noël arrive à grand pas et les tablettes des épiciers sont déjà remplies de gâteau aux fruits et de figurines de Père-Noël...
Or, à ce que je sache... le consommateur moyen devrait avoir au moins la chance de fêter l'Halloween avant de fêter Noël! Où s'en va-t-on?
Bref, tout ça pour dire que mon décor parfait hallouwouinesque manque cruellement d'un accessoire... Ça gâche tout j'vous dis.
Y'a pas de Jack.
Halloween sans Jack, c'est comme.. c'est comme... l'hiver sans neige. Ça se fait tout simplement pas.
Bon, attention, je commente les photos, mais je débute avec celles du post précédent, du bas vers le haut. De vous mêlez pas hen.
1-Le onsen avec vue sur la plate-bande. 2-Les chemins montagneux vers le onsen. Putain, c'est haut! 3-Le super petit-dej. Devinez qui vient de sortir de la douche à 7h30 am? Hen hen? 4-Le levé du soleil à Fukushima. Oui levé, et non couché. Il est 4h30 du mat. Bienvenue au Japon! 5-Une vue du quartier, depuis le balcon de l'auberge. 6-Un forêt de bambous derrière l'auberge. 7-Une toilette japonaise, remarquez qu'elle est branchée au mur. Oui oui, c'est normal quoi, elle est chauffante, possède un bidet, et des sons de "fluuuussshhh" quand on est gêné d'aller au petit coin. 8-Atoma Youth Hostel. L'auberge était juchée sur une bute putaing. 9-Des fermes, des rizières... 10-La chambre de style japonaise, Atoma.
Oui bon, je sais bien que ça été long. Mais voyez-vous, j’ai eu une petite écoeurantite aiguë de raconter ce voyage. C’est passé maintenant, j’ai assez de recul ; et les anecdotes me reviennent plus facilement. Doooonc, suite à Tokyo, nous sommes montés dans le nord vers Fukushima-ken. Tout ce que nous avons vu de Fukushima est en fait la gare de train. C’est là que le « ken » devient important puisqu’il détermine la « région ». Les auberges de jeunesse sont rarement dans le centre des villes ; si c’est le cas, elles sont chers, et bondées. Atoma Youth Hostel se situe à vingt minutes de la gare de train, celle-ci n’étant pas elle-même dans le centre de Fukushima. Une des faiblesses au niveau transport au Japon (et Dieu sait qu’il n’y en a pas beaucoup), c’est le coût. Plus tu fais du chemin, plus c’est dispendieux, donc le paiement se fait à la fin du trajet et non au début. Le truc est le suivant : faite gaffe où vous vous hébergez au Japon.
Dooonc, 1050 yen pour le trajet. Le détour en a valu la peine tout de même. Atoma Youth Hostel est une auberge récente, propre et tranquille. Je vous jure, dans les trois jours où nous nous sommes séjournés, nous n’avons vu aucun autre pensionnaire. Les propriétaires sont gentils et serviables, et cuisinent à merveille. Les chambres sont de style japonaise, de même que les douches. C’est d’ailleurs à Atoma que vous avons expérimenté la douche japonaise pour la première fois et que nous avons remercié le bon Dieu d’être les seuls occupants de l’auberge.
Explications. Les douches japonaises, pour ceux qui ne savent pas, sont communes. (Pas mixtes hen, faut pas confondre.) Elles se prennent assises, sur un petit banc en plastoc avec un bol pour se rincer. Après s’être savonné comme il se doit, le bain est disponible pour ceux qui veulent se détendre les muscles. Ma foi, je faisais tout à fait gaijin prude, et timide. En fait, ça a débuté à Tokyo, où une japonaise se crémait le corps, nue comme un vers, dans la salle des douches tout bonnement. J’osais même pas sortir de la douche pour m’habiller, et j’avais l’air complètement ridicule à essayer d’enfiler mes vêtements dans le petit cabinet d’un mètre carré… Bref, l’hygiène japonaise, c’est quelque chose.
Alors, Fukushima. La région est reconnue pour la cultures de pommes et de pêches, il y a aussi des rizières en quantité.
Les sites touristiques explorés : -Un onsen dans les montagnes. Nous avons eu la super bonne idée de se louer des bicyclettes pour s’y rendre. HAHA ! Mon frangin était désespéré puisqu’il devait toujours m’attendre en haut des côtes. Z’êtes malade, j’allais quand même pas monter en vélo tout crade avec des freins qui criait à des kilomètres à la ronde… Je pourrais même pas vous dire le nom du bain, parce qu’il était en japonais et qu’il n’y avait pas de traduction. On a eu du mal à expliquer qu’on voulait faire trempette… mais bon, on y est parvenu et même que la proprio nous a montré les bains un à un en disant : « No hot, hot, very very hot. » On a préféré celui qui donnait sur l’extérieur, puisqu’on pouvait se parler à travers la clôture de bambous. Toute nue dans la nature, c’est le cas de le dire.
- Le quartier d’Atoma qui se résumait à des fermes, et des rizières. C’était plutôt joli. Et ce, toujours en vélo. Il devait faire 30°C avec un gros soleil, je voulais mourir.
-Le dépanneur. Des petits biscuits au riz salé, des sablés aux frères, des champignons en chocolat, et de l’Aquarius. Plein d’Aquarius… ché bon de l’Aquarius.
-Le bain à Atoma Youth Hostel. Bah quoi, on était mort avec tout ce vélo..
Ce que je retiens de cette auberge, c’est surtout la bouffe gastronomique à un prix ridicule d’environ 700 yen.
Au menu
Petit déj : -œuf brouillé avec salade d’un légume inconnu, yogourt nature avec céréale, des petits pains ronds, rôties, fruits frais (fraises, ananas), café, thé, jus d’orange. Exquis !
Souper : -Shabu-shabu (fondue japonaise avec viande bien grasse et champignons zarbis), poisson entier sur un bâtonnet de bois cuit au sel, rizotto japonais, bambou mariné, une sorte d’algue (que j’ai pas aimé faut dire…) avec vinaigrette, du sashimi fait maison, et sorte de pot au feu bien européen (viande, patates, et carottes), et thé.
Après le souper, j’ai roulé jusqu’à la chambre. Il faut tout manger pour être poli… mais c’était tellement bon !
Voilà pour Fukushima. C’était la rase campagne, alors on s’est reposé de notre folle arrivée à Tokyo, y’avait pas grand chose à faire, mis à part les onsen un peu partout dans la région. Mais bon moi, les bains très chauds quand il fait 40°C à l’extérieur, c’est moyen quoi.
Prochaine destination : Aizu-Wakamatsu avec son château de samouraï !
Une découverte par hasard: je cherchais des proverbes ninjas (s'il en existe... mais bon, j'ai bien dis "je cherchais", alors forcément, j'en sais rien. D'ailleurs, si vous connaissez des vrais proverbes ninjas, je suis preneuse.) et je suis tombée sur bien mieux.... UN VRAI NINJA!
Haaaa, voilà un moment que je n’ai pas joué la bonne geek et que je ne vous ais pas parlé d’animé! Entre le voyage au Japon, et le déménagement, j’ai dû rattraper quelques séries délaissées; quatre épisodes pour trois séries alors que l’on a une limite de 5gig par mois, c’est chiant.* Enfin, j’ai terminé Nodame Cantabile (Kenichi Kasai, 2007) cette semaine, et ça m’a rendue toute chose. J’ai bien aimé cette série; shojo à l’os encore une fois (j’avais demandé à une keupine de me conseiller quelque chose dans le style de Honey & Clover), super kawai, et populaire au Japon. Effectivement, alors que je me promenais dans les arcades de Tokyo à Osaka, la mangouste-mascotte de la série faisait office de prix dans les « UFOcatchers ». À Kawaguchiko, tout près de Fuji-San, l’auberge de jeunesse offrait les mangas comme lecture du soir…
Je vais me confesser…. J’ai gagné une petite mangouste-mascotte toute mignonne : 100 yen pour l’essai, mais en fait 300 yen pour réussir à la sortir de la machine. Quelle arnaque!** Elle pendouille maintenant après mon cellulaire (portable); faut dire que je suis une vraie freak de ses machins, breloques, bidules pour téléphone.
Nodame Cantabile se déroule dans un lycée de musique, où Chiaki-sama fait figure de bôgosse et de génie musical. Possédant un talent hors du commun pour la musique, fils d’un pianiste célèbre et fan de Viera, chef-d’orchestre à la renommée mondiale, il rêve d’étudier en Europe, mais a une peur bleue des avions, celle-ci résultant d’un traumatisme d’enfance. Il rencontre Noda Megumi, dit Nodame, pianiste à ses heures, après une cuite monumentale, se réveillant dans les appartements de la jeune fille au son du piano. Les interprétations de Nodame sont curieuses : le rythme est variable, pourtant hypnotique. Très vite, Noda ne quitte plus Chiaki alors qu’elle en tombe amoureuse dès la première soirée. Leurs caractères étant à des pôles opposés, leurs visions de la musique radicalement différentes, ils évolueront pourtant côte à côte et se découvriront des affinités mélodiques, mais également du cœur…
Mignon, n’est-ce pas? Ce qui fait la force de cette série, ce n’est pas tant la romance; elle fût exploitée des millions de fois. C’est plutôt le côté mélomane, la découverte de la musique classique et de sa beauté. La voix-off des personnages commentant les interprétations et les concerts amènent le spectateur à ressentir la musique et en apprécier les subtilité. Je connais que dalle du classique; Nodame Cantabile m’a donné un goût pour celle-ci. Bon, d’accord. C’est shojo, c’est mignon, c’est bonbon, et ça fait du bien. On aime particulièrement Noda et son fouillis, sa bouche en rond, et le« Gyaaaaaboooo! » ainsi que le « Muuukyaaaa ! ». On apprécie également l’attitude trop branchée de Chiaki, les fleurs en arrière-plan lors des concerts particulièrement réussis, le S-Orchestra, et Milch qui est un gros pervers.
Un version en live-action existe également. Elle précède en fait l’animé, ayant été diffusée en 2006 : Nodame Cantabile, réalisée par Hideki Takeuchi et Kawamura Yasuhiro sur Fuji-TV (qui fût également adapté du manga du même nom…). L’animé semble reprendre le drama scène par scène, bien que je n’ai pas eu la chance de regarder, à part quelques clips sur youtube.com… dont voici un extrait. Un des concerts les plus populaires du S-Orchestra. Et vous comprendrez pourquoi je l’ai choisi…!
*Dois-je spécifier que j’ai réussi à dépasser cette dite limite… Faut dire que lorsque j’étais dans la Grande Ville, je pouvais facilement débourser 30$ de plus en frais de téléchargement.
**Je suis tombée amoureuse des UFOcatchers. Les nounours sont tellement kawaaaaiiiiiii! Comment résister?
J'ai bien dis la dernière fois que je ne reposterais plus z'ici, sauf pour donner une adresse toute neuve... OR....
OR....
Voilà. Ce serait le compteur qui aurait infiltré la cochonnerie de pub.
Plus de compteur, plus de pub... et plus besoin de recommencer à zéro. YES!
Je dois dire que ça m'énervait franchement. Et que j'avais pas du tout envie de recommencer à bosser sur la mise en page. (Même si ça se fera éventuellement.. question d'améliorer le tout. Éventuellement..)
Alors voilà, si le problème est effectivement réglé -ce que je constaterai dans les prochains jours- je me remets à pondre des textes là, ici.. right now.
Donc, un grooooooooooooooooos merci à Toaster, Adrenalynn et Piwam pour avoir cogité sur mon problème, bisous!